2015 et 2016 ou la ruée des enseignes internationales vers l’Afrique

Ca fait déjà quelques années que les grandes marques étrangères ont amorcé leur installation en Afrique, ruée qui ne fait que commencer. A en croire le rapport Deloitte 2014, l’Afrique sera le 2e marché prioritaire pour l’industrie des biens de consommation d’ici 2017. Le continent africain se retrouve au cœur de la stratégie de développement des grandes enseignes parce qu’elles ont perçu la force de la demande, pour une offre encore insuffisante.

Les pays d’Afrique anglophone sont aux premières loges de ce débarquement, notamment le Nigeria, le Kenya et surtout l’Afrique du sud. Cette dernière a dû accueillir (ou est sur le point de le faire) à elle seule cette fin d’année un magasin de la chaîne suédoise H&M, Xiaomi le géant chinois de la fabrication de smartphones et l’américain Krispy Kreme, enseignes qui viennent rejoindre d’autres bien connues et déjà installées comme la chaîne americaine de restauration rapide KFC.


Quant aux pays d’Afrique francophone, l’intérêt qu’ils représentent s’est lui aussi accru cette année. On a eu droit au lancement de la société de voitures de transport avec chauffeurs Uber au Maroc à Casablanca ; sachant que l’entreprise californienne existait déjà à Lagos, Nairobi, Le Cap, Le Caire et même Durban.  En Côte d’ivoire, c’est le distributeur de produits culturels FNAC (déjà présent au Maroc) et les restaurants Brioche dorée qui se sont installés et entendent continuer leur expansion en Afrique au sud du sahara en 2016. Toujours l’an prochain, Starbucks et Dunkin Donuts ont prévu de pénétrer le marché de l’Afrique du sud.

Du côté des médias, l’ouverture de « filiales Afrique » est à la mode chez les entreprises de presse européennes. Après le lancement de Le Monde Afrique par Le Monde en Janvier 2015, nous aurons droit en Janvier 2016 à Africanews, « la petite sœur africaine d’Euronews ». Le groupe audiovisuel français Trace également a entrepris de créer un réseau panafricain de radios FM, de télévisions et de plateformes digitales locales, entreprise qui a commencé avec l’ouverture d’une station Trace FM à Abidjan le mois dernier.

Il ne reste plus aux marques locales qu’à organiser une contre-offensive pour survivre dans cette lutte aux parts de marché. Un avantage qu’elles ont pour elles : la complexité des marchés africains qui fait qu’il est difficile de les pénétrer encore aujourd’hui, raison pour laquelle l’offre générale est toujours si faible par rapport à la demande.

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