Doing Business 2018 : les + et – du Cameroun

C’est devenu une tradition annuelle que la publication par la Banque Mondiale de son classement sur le climat des affaires dans le monde : le rapport Doing Business. 190 pays sont concernés, avec le Cameroun qui occupe donc, pour le compte de 2018, la 163e place des pays où la pratique des affaires est la plus facilitée. Même si le pays reste en dessous de la moyenne générale, c’est une progression de trois places par rapport à l’année dernière. Aussi, le Cameroun est devenu le premier pays de la CEMAC où il est bon de faire des affaires. Ci-dessous, une vue d’ensemble des up et down du Cameroun dans ce rapport.

Octroi de crédits : le Cameroun avance

Selon le quotidien économique camerounais, c’est un indicateur où le Cameroun n’était pas forcément attendu, tellement il est de notoriété que l’obtention d’un crédit bancaire est difficile.  Avec une note de 60 sur 100, le Cameroun est positionné ici à la 68e place. La raison de cette progression : des avancées dans la mise en place d’un fichier bancaire national des entreprises, et d'une centrale des incidents des paiements. C’est le résultat de la mise en place par le Secrétariat général du Conseil National du Crédit, du cadre du Fichier Bancaire National des Entreprises.

Un pas en avant dans la création d’entreprises

Grâce à de nouvelles facilités introduites dans la création d’entreprises, notamment le rabaissement d’un million de FCFA à 100 000 FCFA du seuil minimum du capital pour une société à responsabilité limitée, le Cameroun se hisse à la 122e place de ce classement. Taux de croissance : plus de 7%. Toutefois, plusieurs freins à la création d’entreprises subsistent, tel que l’autorisation requise du mari pour qu’une femme crée une entreprise, ce qui rallonge le délai de procédure d’un jour, donc 7 jours contre 6 pour un homme.

En chute pour le raccordement à l’électricité

-9 points au Cameroun concernant le raccordement à l’électricité. Néanmoins, le pays reste dans la moyenne avec une note de 60/100 pour la 121e place, alors que la moyenne africaine est de 46 sur 100. Les 02 paramètres qui ont valu cette baisse sont notamment l’indicateur de fiabilité de l’approvisionnement et de transparence des tarifs. De plus, le coût, bien que trois fois inférieur à la moyenne africaine, reste très élevé au regard de la moyenne des pays développés - soit 1776% du revenu moyen par habitant selon le Quotidien de l’Economie.

Le commerce frontalier frôle la dernière place

Pour le cas du Cameroun, le commerce frontalier ainsi que 03 autres indicateurs semblent se complaire aux dernières places du classement Doing Business. Il s’agit du transfert de propriété, de la protection des investisseurs minoritaires et de l’exécution des contrats. En effet, pas plus que 186e sur 190 pour l’indicateur « commerce frontalier ». Le pays prend deux fois plus temps que la moyenne africaine comme délai à l'exportation et à l’importation et facture une fois et demie plus cher.

Le règlement de l’insolvabilité n’avance pas

En termes de règlement de l’insolvabilité, le Cameroun occupe la 125e place. Ici, la Banque Mondiale a étudié « les délais, le coût et le résultat des procédures d’insolvabilité pour les entreprises nationales, et la solidité du cadre juridique applicable aux procédures de liquidation et de redressement judiciaires ». Le taux de récupération du pays serait faible et largement en deçà de la moyenne africaine, et il faut à peu près trois ans pour y parvenir contre 1,7 pour les pays développés.

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