Survivre financièrement lorsqu’on est un média en ligne

Le progrès du numérique, c’est aussi la digitalisation de nombreuses habitudes, dont la recherche en ligne de l’information. Partant de ce principe, de nombreux médias ont décidé de répondre à la demande.

Le hic, c’est que les médias restent des entreprises qui doivent reposer sur un modèle économique et survivre financièrement. Tâche ardue lorsque la culture de payer en ligne pour de l’information est inexistante. Pourtant, ils essaient. Témoignages de 02 promoteurs de webzines camerounais.

Divine NIANCY, fondatrice Les Ways Ndolè magazine

Communicante de formation & férue de l'infotainment. Véritable produit multiculturel, avant tout passionnée et dévouée au Cameroun.

Survivre financièrement lorsqu’on est un média en ligne
Survivre financièrement lorsqu’on est un média en ligne

Bien que les métiers de l'internet aient fait une entrée tardive dans l'écosystème Camerounais, force est de constater que ces nouveaux filons pourraient être garants d'un meilleur avenir pour notre pays. Grâce à la liberté, la visibilité et la floraison d'opportunités qu'offre ce canal de communication des temps modernes, on constatera que le domaine des médias digitaux connait une expansion sans pareille ! Cependant, de nombreux brillants concepts médiatiques mis sur pieds via l’outil internet, nous font après quelques temps, l'effet d'avoir été des sortes de "pop-up médias" (aussitôt apparus, aussitôt disparus). Plusieurs motifs peuvent en être à l’origine. Mais pour beaucoup, la difficulté réside en la viabilité financière du projet. Penser une idée, mettre en place un concept, c'est bien mais le faire tenir le plus longtemps possible et surtout le rendre rentable, c’est mieux.

De mon expérience personnelle avec notre webzine Camerounais « Les Ways Ndolè Magazine », créé depuis moins de 3 ans, je dirais que se lancer dans le domaine des médias en particulier, peut s'avérer être un "bon" investissement si on sait où on va et ce qu'on recherche. Toutefois, il faudrait rester conscient du fait qu'on ne s'enrichira pas forcément dans ce secteur, tant l'utilisation d'Internet et son importance tarde à rentrer dans les mœurs profondes de notre société. Et comme dans tout business, on sait bien que sans prospect, aucune rentabilité, en clair pas de « Nkap » ! En bref, les médias digitaux Camerounais gagneraient à bien peaufiner leurs projets et surtout à bien travailler leur produit, ce qui revient à s'appliquer d'abord à fournir un contenu de choix et ciblé au public en fonction de la thématique traitée pour attirer le prospect. Dans notre cas par exemple, nous proposons au lectorat une information de qualité, du Buzz, des articles sur la valorisation de la musique locale, etc. Pour conclure, comme on le dit souvent, impossible n'est pas camerounais ! Alors malgré les difficultés, la complexité et la pénétration du marché qui reste encore approximative, je pense que comme d’autres avant nous, nous pouvons y trouver notre bonheur. Il faut éviter de  s'enfermer dans un modèle économique basique ! Soyez vous-mêmes, évitez la théorie, ouvrez les yeux et soyez pratiques !

Jim-Kevin MOUKOURY, Douala C’Koment

Etudiant en Médecine et passionné de Médias. Directeur associé du groupe média C'Koment Publishing & Rédacteur en Chef Douala C'Koment Magazine, au cœur du lifestyle camerounais.

Survivre financièrement lorsqu’on est un média en ligne
Survivre financièrement lorsqu’on est un média en ligne

L'avènement quasi-providentiel du digital dans le contexte camerounais depuis quelques années a été le coup de pouce dont avait besoin la "jeunesse androïde" pour explorer plus d'une opportunité, ayant trait à sa créativité et surtout au self-employment. Évidemment, avec chef de file le web-journalisme. Les médias en ligne connaissent ainsi une croissance numéraire importante, armés de lignes éditoriales bien aiguisées mais avec un business plan qui lui ne l'est pas très souvent.

« Survivre financièrement » pour un média en ligne, passe indéniablement par un contenu de qualité. Plus votre contenu intéresse et fédère le plus grand nombre, plus vous êtes enclin à attirer des partenaires, mieux des clients, qui désireront via vos plateformes "digitaliser leurs produits". Car il faut le dire, les médias traditionnels en matière de virulence ne feront pas (voire jamais) le poids face à un post-sponsorisé sur une page pluri-liké ou à un live-reportage sur une timeline de personnes aguerries ou mieux, un article bien fait dont le relais sera la force.

Le tout sera donc de mêler à chaque fois contenu actuel et de qualité, à l'image de votre lectorat et en adéquation avec votre ligne éditoriale, y ajouter une pincée de Services Web (selon les potentialités de votre équipe de rédaction) bien structurés et pensés. A mon avis, vous aurez de cette manière franchi le premier pas vers un business à proprement parler.

Cet article a été publié originellement dans l’édition Janvier 2017 de Starter Mag. Téléchargez votre exemplaire ici

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