La peur de l’échec, une gangrène qui nous tue à petit feu

Je m’appelle Vanessa KABIENA, jeune camerounaise de 21 ans. Ce dimanche, j’aborde avec vous un sujet qui parait anodin mais qui pour moi, est porteur de sens et digne d’intérêt. J’espère pouvoir aider quelques-uns à la fin avec la petite expérience que j’ai de la vie et qui me pousse à donner mon point de vue sur la peur de l’échec.

La peur… et l’échec. De quoi parle-t-on ?

La démarche académique voudrait qu’on commence  par définir ce qu’on entend par « peur » et par «  échec ». Avant toute chose, chacun d’entre nous a peur de quelque chose : des cafards, des chiens, de la mort… Mais la peur de l’échec, elle, est appelée atychiphobie. C’est un état d’esprit dont il faut se débarrasser très vite car il est souvent à l’origine de la non-réalisation de nos rêves et de la mort précoce de nos projets.

La peur est une émotion ressentie généralement en présence ou dans la perspective d’un danger ou d’une menace. Selon certains psychologues, tels que John B. Watson et Paul Ekman, la peur est créée par un flux d’émotions, dont la joie, la tristesse et la colère. Elle est générée par les comportements spécifiques de l’évitement et de la fuite.  L’échec se défini comme l’état ou la condition qui fait que l’objectif désiré ou prévu n’est pas atteint, et peut être vu comme l’opposé de succès. Je voudrais simplement rajouter ici que selon moi, l’échec est purement subjectif à chaque individu par rapport aux objectifs fixés.

Manifestations

Combien de fois en classe, l’enseignant a posé une question à laquelle vous n’avez pas répondu et quelques secondes après, votre voisin de banc donne la bonne réponse. Réponse juste que vous aviez pourtant trouvé mais vous n’avez pas parlé. C’est ça, la peur de l’échec.

Vous avez pensé à un projet, mais après vous vous êtes résigné parce qu’il semble trop énorme pour vous. Non il n’est pas énorme, vous avez juste peur de l’échec. Je pourrai prendre mille autres exemples pareils.

Avoir peur d’échouer peut vous faire passer à côté du projet de votre vie, du moment de votre vie ou même de l’amour de votre vie (oui parce que même en amour ça existe). Je suis persuadée que sur un échantillon de 10 personnes, au moins 06 se reconnaissent là-dessus. IL FAUT CHANGER cette attitude. Si vous partez d’avance avec une attitude de « looser », vous en serez un. Allez-y (je devrais dans ce cas dire « allons-y ») et après si vous échouez, ce n’est pas grave. Relevez-vous et recommencez. Il vaudrait mieux échouer en ayant essayé au lieu d’échouer sans avoir essayé.

Le but de cette chronique est d’attirer l’attention de tous ceux qui ont peur d’échouer sur le fait que cela peut être paralysant et vous amener à ne rien faire au final. Il faut donc lui résister et aller de l’avant.

Que faut-il combattre ?

Les causes de ce problème sont souvent : la procrastination, l’anxiété excessive, une faible estime de soi, faible confiance en soi, le perfectionnisme (oui, parce que en voulant tellement bien faire et ne rien rater, on finit par ne rien faire), etc. Bon nombre de projets n’ont jamais dépassé la limite de votre tête, de votre chambre simplement parce que vous avez eu peur qu’ils ne fonctionnent pas ; vous avez tout faux !

On peut donc constater les pertes que ce sentiment peut provoquer dans le cours de notre vie. Personnellement, je travaille au quotidien pour vaincre cela, et oser pour dépasser mes limites. Le mantra que je me suis donnée est de « ne jamais se satisfaire de ce qu’on a accompli jusque-là, il faut se lever et briller davantage ».

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